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Les Grands Noms du Jazz (8)

CAB CALLOWAY (1907/1994)

Cab Calloway (1907/1994)
« Mr. Hi. De. Ho. »
Sorti en 1980, « Les Blues Brothers » est un film culte pour les amoureux du rhythm and blues, de la soul music, du blues et du jazz. Le disque de la bande originale de ce long métrage s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires en France! Au générique, de très grands noms : James Brown, Aretha Franklin, Ray Charles, John Lee Hooker et… Cab Calloway !
Au début des années 80 Cab Calloway a 73 ans et il n’est alors pas connu du grand public.
Mais la longue séquence où il interprète son tube « Minnie the Moocher », dans une grande salle de concert emplie de jeunes gens surexcités, a marqué, durablement, pas seulement les millions de spectateurs présents dans les salles obscures mais aussi les très nombreux fans qui l’ont vu ou revu lors de multiples diffusions TV et séances de joyeux visionnages du DVD avec amis et…famille. Ce film est consensuel et trans-générationnel…
Le refrain de Minnie The Moocher est « scatté » (chanté en onomatopées). La surprenante formule « Hi De Ho » (prononcée: « aïe-di-oh » !), répétée moult fois, est reprise en choeur avec enthousiasme, dans un énorme éclat de rire par le public…
Aux USA, en 1931 la popularité de « Minnie The Moocher » créée et chantée par Cab Calloway était telle, que son interprète fut surnommé : « The Hi-De-Ho Man » !
La participation de Cab Calloway aux « Blues Brothers » marque le début d’une renaissance… Qui va se prolonger ensuite pendant une bonne dizaine d’années. Il chanta et dansa sur scène jusqu’à plus de 80 ans…
La carrière de Calloway a connu des hauts et des bas…
Dans les années 30 il est ultra populaire. C’est l’époque du jazz « classique », celle de l’ère du swing (la « swing era » comme disent les érudits, pour faire chic…). En Amérique du Nord ce jazz « facile » et dansant est alors « partout » : concerts (aussi bien en clubs que dans des salles immenses), émissions de radio, bals, opérettes de Broadway, films… Le jazz est incontestablement la « bande son » de cette période.
Tout jeune Cab Calloway n’aime pas l’école… La rue est son royaume. Il joue, un peu, en dilettante, de la batterie. Sa soeur ainée Blanche Calloway, qu’il admire, est fort connue dès 1921. Elle joue dans des comédies musicales où tous les protagonistes sont afro-américains. Il la supplie de lui trouver un petit rôle… Il accepte même pour cela de suivre quelques cours de chants… Il a à peine 15 ans lorsqu’elle réussit à le faire recruter. Bingo… Fasciné par le monde du spectacle il persiste et signe. Il se « fabrique » très vite un personnage assez incroyable de chanteur et danseur excentrique. Tout jeune on le trouve dans les « batailles » de grands orchestres dans les prestigieux cabarets d’Harlem. A 21 ans il est embauché au fameux Cotton Club avec un « big band » qu’il vient juste de créer… En remplacement de Duke Ellington parti en tournée ! Il se trouve ainsi mêlé à de sombres batailles entre les gangsters propriétaires de ces clubs harlemites. Ses biographes racontent que cela ne lui déplait pas… Flambeur, joueur impénitent (dés, courses, poker), grand séducteur se posant même parfois en « protecteur » (!) de belles jeunes femmes.
Pendant toutes les années 30, avec son grand orchestre, il « règne » sur Harlem. Mais pas que ! Tournées triomphales aux USA et en Europe, ventes énormes de 78 tours, vedette de courts métrages et de films hollywoodiens à succès. Il collectionne les « tubes ». La presse people de l’époque le met souvent en une…
La clientèle uniquement blanche (ségrégation oblige) et riche des clubs chics d’Harlem adore s’encanailler en l’écoutant pratiquer le « jive », l’argot branché des afro-américains, plein de sous-entendus sexuels… Il fume de l’herbe et sniffe de la coke. Dans un court métrage il le montre même explicitement…
Il popularise le « zoot suit ». Une tenue vestimentaire extravagante que portent tous les branchés de l’époque. Veste descendant largement en dessous des genoux, pantalon large mais resserré au niveau des chevilles, chaine à la ceinture… En France pendant l’occupation les zazous qui adoraient Calloway et le jazz imitèrent ses tenues vestimentaires.
Puis… vint le déclin. Dettes de jeu, problèmes économiques pour gérer un grand orchestre, naissance du jazz moderne… Il se retrouve au creux de la vague… Il est même obligé un temps de se produire « en attraction » pendant les spectacles des basketteurs des Harlem Globe Trotters. Une comédie musicale de Gershwin le remet en scène quelques temps… Mais le temps de la gloire semble passé… Jusqu’à la sortie des « Blues Brothers » et au retour des succès mondiaux pratiquement jusqu’à la fin de sa vie…

Pierre-Henri Ardonceau

Séquence culte du film les Blues Brothers

ELLA FIZGERALD

ELLA FITZGERALD, LA REINE DES CHANTEUSES !


ELLA est née en Avril 1918 en Virginie. Elle perd ses parents très jeune et se trouve placée ans un orphelinat de New-York. Elle veut d’abord être danseuse, mais heureusement pour nous, elle choisit le chant et c’est réellement le bon choix, car dès 1934 elle gagne un tournoi d’amateurs à V’APOLLO de Harlem, ce qui lui permet d’être engagée, très vite, dans l’orchestre du fameux batteur CHICK WEBB, qui dirigeait l’orchestre maison et était la vedette du fameux SAVOY BALLROOM, le plus grand dancing du monde sur Lenox Avenue !
Il faut savoir que dans ces années 30, il fallait à chaque grande formation au moins une excellente chanteuse, et un chanteur genre crooner dont la voix sirupeuse avait pour fonction de bouleverser les Dames ! Sans vocaliste, un orchestre ne pouvait prétendre arriver au sommet ! Donc, immédiatement la jeune ELLA, âgée de moins de 20 ans, par son rayonnement propulsa l’orchestre de CHICK WEBB au premier rang. La voici dans une de ses premières apparitions en disque I’LL CHASE THE BLUES AWAY et on ne peut qu’être séduit par la spontanéité et l’allant de cette toute jeune chanteuse, qui fait preuve à chaque instant d’une bien belle assurance. Egalement tout au long de SING ME A SWING SONG AND LET ME DANCE , qui contient de solides breaks de batterie du chef CHICK WEBB.
Dès ses premiers disques avec l’orchestre elle enlève le morceau : sa voix
d’une exceptionnelle fraîcheur ne peut manquer de séduire. Et très vite, elle acquiert une autorité, un rayonnement qui la fera désigner très vite sous l’appellation flatteuse de < Reine du Savoy > ! ll faut dire qu’accompagnée par un tel orchestre elle était mise dans les meilleures conditions pour briller et s’imposer au premier rang des chanteuses de Jazz, place qui fût du reste la sienne, pendant toute sa longue et si riche carrière. Nous allons simplement passer certains de ses meilleurs titres avec l’orchestre de CHICK WEBB, qui fût pour elle un mentor remarquable, s’occupant autant de la mise en place de ses chansons, de son timing, que de ses tenues de scène ! Elle savait d’instinct avoir les inflexions les plus subtiles, mettre I’émotion qui touche par son phrasé, son articulation parfaite, sans parler de son swing de tous les instants. Naturel est bien le mot qui peut résumer la musique d’ELLA, elle chante sans chichis, sans maniérisme, sans affectation, et sa voix fraîche, son ingénuité, ne peuvent que séduire l’auditeur. Maintenant de 1936, un titre notable pour tous, et surtout la chanteuse : A LITTLE BIT LATER ON. Les solos de trompette sont de TAFT JORDAN, ceux de trombone de SANDY WILLIAMS, quant au ténor c’est TED McRAE.
Le rusé CHICK WEBB a compris que sa chanteuse était un atout de première importance pour asseoir la réputation de son orchestre, à tel point que les faces de certaines séances chez Decca, comprenaient toutes des vocaux d’ELLA ! Mieux, il lui donne la vedette dans une séance de Novembre 1936, l’accompagnant avec seulement un petit groupe de ses meilleurs solistes. De ce jour extrayons le beau et irrésistible SHINE ! Le solo de ténor est de TEDDY McRAE.
Rapidement l’association WEBB-FITZGERALD devint l’attraction no 1 auprès des danseurs de < lindy-hop > de Harlem, aucune autre chanteuse ne parvenait à les enthousiasmer comme ELLA le faisait dans ses vocaux. Dès lors les succès se succèdent, et ELLA prend de plus en plus d’assurance sans heureusement perdre cette candeur juvénile qui rend ses premiers disques tellement plaisants, et même touchants à écouter. C’est une belle fleur qui est en train d’éclore dirait le poète, que je ne suis pas !
J’aime le < traitement > qu’elle donne à la vieille rengaine de l’orgue de barbarie intitulée ORGAN GRINDER’S SWING avec un court passage de trombone de SANDY WILLIAMS qui était pour moi, chez les souffleurs, la grande vedette de l’orchestre, avec, et c’est nouveau, quelques petites phrases en scat, style qu’elle développera d’une manière prodigieuse plus tard ! Il en est de même à la fin de JUST A SIMPLE MELODY traité avec grâce et désinvolture.
Nous arrivons en 1937 et les chefs-d’œuvre vont se succéder, un d’entre eux est prémonitoire c’est ROCK IT FOR ME , qu’elle détaille avec une verve irrésistible, allant jusqu’à prononcer en 1937 le mot < rock and roll > !!! Elle dit même :<j’en ai marre des symphonies, oh, rock it for me >!
A partir de 1937 la batterie de CHICK est mieux enregistrée, plus présente et on peut ne rien perdre de ses breaks et relances qui animent l’orchestre ! Enchaînons avec un titre particulièrement enlevé, qui eut en son temps un grand succès, THE DIPSY DOODLE, avec un splendide solo du trombone Sandy Williams et vocal fripon d’ELLA très en voix. Elle crée un swing considérable rien que pars sa manière aisée de distiller, de détailler son texte, encore une fois son articulation parfaite permet de toujours comprendre tout ce qu’elle chante ! Ce qui n’est pas si courant chez beaucoup de ses conscurs. Sa maîtrise vocale ne fait que progresser pour atteindre un niveau sans égal! Ce n’est plus une voix c’est un véritable instrument dont elle se sert avec une sûreté déconcertante. Nous le verrons très en détail, plus loin, lorsqu’elle se mettra à utiliser dans certains morceaux le chant scat avec des variations étourdissantes! Nous arrivons à un titre qui fût un énorme succès tant pour elle que pour l’orchestre, c’est le célèbre A-TISKET,_A-TASKET. Un des disques phares de l’année 1938 aux USA, qui restera indissolublement lié à son nom ! Cette interprétation lui procurera une immense popularité, tant auprès du public noir que du public blanc qui commence à la découvrir,
Autre grand titre qui lui permet d’asseoir sa réputation UNDECIDED thème à la mode dans ces années, que l’on doit à la plume du trompettiste CHARLIE SHAVERS , ne ratez pas les formidables breaks de CHICK à la batterie ! Mais hélas, le magique batteur devait mourir en Juin 1939 ! Courageusement et pendant deux ans, ELLA permet à tout l’orchestre de survivre, car elle en prend la direction, avec l’aide pour la partie musicale, et la mise en place des arrangements du saxo-ténor TED McRAE. Mais CHICK n’étant plus là pour propulser tous ses musiciens, le charme et la qualité de la musique n’y sont plus!
Elle entreprend, alors, une carrière de chanteuse soliste faisant des tournées souvent avec un trio, participant à l’occasion à des concerts du Jazz at the Philarmonic, enregistrant des disques avec des orchestres occasionnels. De cette époque en 1943, elle frappe un grand coup avec le groupe vocal les INK SPOTS. Le titre qui l’installe définitivement au sommet n’est autre que le fameux COW COW BOOGIE.
Devenue une star incontournable, à la technique vocale proche de la
perfection, il est normal qu’on lui ait proposé d’enregistrer des duos avec des partenaires dignes d’elle, tiens avec LOUIS SATCHMO > ARMSTRONG, sa trompette, sa voix irremplaçable, pour un titre où leur complicité fait merveille, CAN _ANYONE EXPLAIN !
En 1946, un disque a eu une importance considérable dans l’orientation de sa carrière, c’est son interprétation de FLYIN HOME . Pourquoi? Simplement parce que pour la première fois elle interprète tout un morceau en vocalises et scat, elle démarre en tournant autour du solo d’ILLINOIS JACQUET et en le phrasant à sa façon et en reprenant, à elle seule, l’arrangement de l’orchestre de LIONEL HAMPTON ! Un tournant, une nouvelle voie s’offre à elle, et on réalise qu’elle se sert de sa voix comme d’un instrument, ce n’est plus une chanteuse, mais un musicien soliste, surtout un saxophoniste qui improvise à longueur de morceaux !! Sa technique vocale est stupéfiante et rien ne lui est impossible. Je l’ai peu connue, mais un jour je lui ai fait la remarque suivante : < On voit que dans vos variations en scat, vous improvisez comme le fait un instrumentiste, notamment un saxo-ténor, ce que vous chantez
évoque un saxophone > ! Elle me répond aussitôt < Oui je suis un ténor, je suis dans ces cas là, Illinois Jacquet !!! >. Son débit, ses inflexions, ses notes tenues, le déroulement de ses solos en vocalises sont vraiment ce que l’on imagine voir sortir du pavillon d’un ténor et un très bon, hein Jean-Baptiste ? Un exemple demandez-vous, fébriles ??? Ecoutez de 1947, à quel point elle est étourdissante dans OH! LADY BE GOOD , connaissez-vous une chanteuse qui peut venir à la cheville d’ELLA ??? Poser la question c’est donner la réponse, personne ne peut offrir une telle palette, quant à son SWING vous venez de l’entendre!
On lui fait enregistrer, sur-enregistrer des ballades de tous les compositeurs blancs, malgré toute sa verve, les thèmes, les arrangements pompiers vont nous permettre de nous éloigner de ces morceaux genre : < bonne nuit, les petits ! > Bien sûr avec son talent elle ne peut rien rater, elle n’est pas ici en cause, mais ce sont les Directeurs dits < Artistiques > que l’on doit maudire!
Nous allons sauter sur l’essentiel, l’étourdissant, l’exaltant, même plus I’INCROYABLE, avec de sacrés potes, DUKE ELLINGTON, son orchestre, ses solistes, des invités comme BEN WEBSTER, RAY NANCE et quand même, il faut le mentionner < mon homme > CAT ANDERSON (pas assez en avant, hélas !) et pas assez longuement, et pas assez souvent !
Tiens, si on se < cognait > d’entrée ce formidable MACK THE KNIFE ??? Remarquez comme elle énerve, rend dingues tous les musiciens avec son SWING dément, elle ne cesse de POUSSER sans cesse de chorus en chorus, avec des changements de tons amenés avec un contrôle, une désinvolture inouïs, et elle en demande sans cesse, elle veut en chanter toujours un (chorus) de plus et clame au bon moment : < one more >, et plus loin : < just one more !!!!!!! Je n’ai qu’un mot que vous partagez, je suis sûr : PUTAIN !
Pour continuer à vous embarquer vers les sommets, voilà du même jour une renversante version de SWEET GEORGIA BROWN , étonnant comme elle s’approprie ce morceau que l’on connaît pourtant par cœur ! Et ses envolées dans le suraigu ? Stupéfiant !
Maintenant, on y va pour le classique de DUKE, IT DON’T MEAN A THING, avec en renfort BEN WEBSTER au ténor, RAY NANCE (vocal) qui dialogue avec elle, et en plus BEN, et l’after-beat du batteur SAM WOODYARD. Quel malheur, dans ce bonheur de 7 minutes, que CAT ANDERSON qui surgit enfin, ne joue pas plus et ne soit pas mieux enregistré, il lançait ses fusées depuis le dernier rang où se tenaient les trompettes ! Oserais-je réécrire : PUTAIN !???
C’est la folie avec un COTTON TAIL pris dans un tempo infernal, au cours
duquel elle dialogue avec le ténor PAUL GONSALVES qui essaie de rejouer ce qu’elle a improvisé. Elle fait preuve là, d’une vivacité, d’une virtuosité inouïe, d’une créativité, d’une joie de vivre, d’un punch, ABSOLUMENT UNIQUES !
De plus cette chanteuse qui plane très haut, au dessus de toutes les autres, était un être délicieux, d’une simplicité déroutante, presque étonnée de recevoir tant d’ovations, de témoignages d’admiration
Un être humain magnifique, quant à la chanteuse, je pense que vous avez
compris, et que vous savez à quoi vous en tenir !!!

Jacques MORGANTINI

« BLUESANIA » – Julien Brunetaud

Sortie imminente du dernier album de Julien BRUNETAUD « BLUESANIA« . Comme à l’habitude un mélange de compositions de l’auteur et de reprises, de très grande qualité autour du blues et du boogie.
Julien BRUNETAUD (Chant, piano, composition).
Kevin DOUBLE (Harmonica).
Patrick FERNE Contrebasse)
Igor PICHON (Guitare).

« Mon premier périple en Louisiane, c’était la Nouvelle Orléans, j’avais à peine vingt ans. Dèjà accro à cette musique je suis parti sur les traces de Professor Longhair et James Booker ou de Roosevelt Sykes, pour sentir l’héritage énorme qu’ils avaient laissé. En écumant les clubs, du Maple Leaf au Tipitina’s j’essayais d’integrer quelques éléments dans mon jeu. Puis je me suis retrouvé par magie, au Vaughan’s Lounge, comme dans un vieux Juke Joint, à marteler les ivoires toute la nuit et enchainer une série de concerts où l’expérience a dépassé mes rêves. Le Blues est encore plus brut en remontant le Mississipi, j’allais sur les pas d’Otis Spann, qui a marqué mon jeu d’une empreinte indélébile.

« BLUESANIA » est fait de 6 compositions et 6 reprises, influencées par ces voyages et les rencontres que j’ y ai faites. A la base je voulais enregistrer un Piano solo mais cela m’a semblé évident d’inviter mon ami Kevin Doublé puis Patrick Ferné et Igor Pichon pour sublmer le son accoustique de cet album. Aux prises de son j’ai fait appel à Christian Gaszczuk, réputé pour son traitement très naturel.

Comme Otis Spann l’avait fait pour enregistrer Otis in The Dark, eteignez la lumière et laissez-vous emporter par ce vent de Blues Louisiannais. »

Julien Brunetaud

Un extrait en duo au cours d’un concert à Cagnes sur Mer le 11/08/2023

27/05/2023 – Nicki Parrott Trio aux Rencontres Pau Jazz

Le concert qui s’est déroulé lors des Rencontres Pau Jazz le 27/05/2023 restera gravé dans les mémoires comme l’un des moments les plus exceptionnels de la saison. Trois musiciens talentueux, venus tout droit d’Australie et des États-Unis, ont offert une performance inoubliable.
Tout d’abord, Harry Allen, au saxophone, a étonné le public par la beauté du son de son saxophone ténor. Ses improvisations étaient dotées d’harmonies complexes et originales, captivant les auditeurs par leur remarquable beauté.
À la guitare, Dave Blenkhorn a brillé par sa maîtrise instrumentale et la complexité de ses accords et improvisations. Sa véritable Gibson des années 60 ajoutait une touche d’authenticité à sa prestation, transportant les spectateurs dans une époque révolue.
Enfin, Nicki Parrot, à la contrebasse et au chant, s’est révélée être l’une des meilleures contrebassistes de la scène internationale du jazz. Sa voix douce et agréable contrastait avec sa manière virile de jouer les cordes de sa contrebasse, donnant à la musique un swing irrésistible.
Le concert a été une véritable explosion d’énergie et de créativité. Les musiciens, en plus de leur virtuosité, ont su transmettre leur passion et leur sympathie au public. Pendant plus de deux heures, l’auditoire, venu en grand nombre, a été transporté par cette ambiance envoûtante.
À la fin du concert, malgré la satisfaction générale, le public aurait volontiers prolongé l’expérience musicale, témoignant ainsi de sa profonde admiration pour ces artistes exceptionnels. Les Rencontres Pau Jazz ont connu une soirée mémorable, où la musique et la convivialité étaient à l’honneur.



En savoir plus sur Nicki Parrott, Harry Allen et Dave Blenkhorn (Biographie)

JAZZ a Pau Saison 2023 – 2024

Mardi 19 Septembre 2023 – KEZIAH JONES

Vendredi 10 Novembre 2023 – 20 heures – AVISHAI COHEN Trio




CHICAGO BLUES FESTIVAL
Samedi 2 décembre 2023 – 17 heures (1ère session)
Samedi 2 décembre 2023 – 20 heures (2ème session)

NUIT ANDALOUSE : CHANO DOMINGUEZ & ANTONIO LIZANA 5TET
Vendredi 9 février 2024 – 20 heures (1ère session)
Samedi 10 février 2024 – 20 heures (2ème session)

MONTY ALEXANDER
Samedi 30 mars 2024 – 20 heures (1ère session)
Dimanche 31 mars 2024 – 20 heures (2ème session)

ERIK TRUFFAZ « Rollin & Clap »
Lundi 29 avril 2024 – 20 heures (1ère session)
Mardi 30 avril 2024 – 20 heures (2ème session)


YILIAN CAÑIZARES
Vendredi 31 mai 2024 – 20 heures (1ère session)
Samedi 1er juin 2024 – 20 heures (2eme session)


Les concerts sont programmés à 20h (voire 17h). Chacun d’eux sera précédé dès 19H15 sous la coupole, d’une performance Jazz par les élèves du conservatoire (accès libre et gratuit). Les actions culturelles autour des dates (projections, conférences), seront assonancées sur pau.fr

BILLETERIE
L’ Abonnement« Saison » pour 6 spectacles est complet et terminé.
Les billets ne peuvent désormais être achetés qu’à l’unité à partir du 3 octobre 2023

Billetterie et tarifs : à partir du 3 octobre
Sur place auprès de Pau Pyrénées Tourisme :
9 rue Henri IV
Du lundi au samedi de 9h à 18h et le dimanche de 9h30 à 13h
Tél. 05 59 27 27 08

En Ligne
Billetterie en ligne :
billetterie@tourismepau.fr

Tarif plein : 30 €
Strapontin : 15 €
Tarif réduit* : 15 € pour demandeurs d’emploi, personnes non imposables, bénéficiaires des minima sociaux (RSA, ASS, AI, AAH, ASI), pour les élèves du département Jazz du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Pau. Sur présentation d’une pièce d’identité et d’un justificatif.
Tarif jeune** : 8 € pour les moins de 26 ans et les accompagnants de groupe, pour les classes d’Éducation Artistique et Culturelle (EAC) hors parcours « Trajectoire ». Paiement par le biais du Pass Culture accepté. Sur présentation d’une pièce d’identité et d’un justificatif. Carte Hello Pau acceptée.

Kenny Garrett 5tet (USA) – Vendredi 3 février 2023

Ayant accompli un parcours impressionnant, le saxophoniste Kenny Garrett brille de longue date au firmament du jazz américain. Doté d’un souffle puissant et contrasté, souvent flamboyant en live, il dirige pour ce concert un quintet aux éclats intenses.

?Kenny Garrett est un showman né. Saxophoniste aussi vigoureux que subtil, capable de s’adapter à de nombreux contextes musicaux sans jamais se départir de sa forte singularité, il a joué notamment avec Art Blakey, Freddie Hubbard, Chick Corea, Marcus Miller.

Billetterie : Les abonnements à la saison sont clos depuis le 27 septembre 2022 mais vous pouvez acheter les billets à l’unité.
– Soit en vous rendant sur place à l’office de tourisme de PAU : Tél : 05 59 37 27 08
– Soit par internet à la rubrique Boutique / Billetterie du site de l’office de tourisme : de PAU : https://eboutique.pau-pyrenees.com/

Manu Katché feat Isadora – Vendredi 6 janvier 2023 – Jazz à Pau place du foirail

Après une formation classique, le musicien Manu Katché est promis à la noble carrière de percussionniste au sein d’un orchestre symphonique. Probablement est-ce là l’une des causes du « son Katché » qui fait que son coup de baguette est reconnu entre mille par les mélomanes avertis. Un coup de baguette qui va le détourner du classique pour le mener au jazz puis au pop-rock.

Très vite on le retrouve, musicien de scène et de studio, aux côtés des grands Français : Goldman, Souchon, Chedid, Catherine Lara ou Michel Jonasz. Dans son 10ème album, The ScOpe, l’as des baguettes réunit les racines du groove et la modernité des machines.

?La batterie est donc au cœur de The ScOpe, un album électro charnel et céleste, frénétique, un chapitre de rupture ou plutôt de prolongement, de plaisir et de renouvellement. Pour cette soirée, Manu invite Isadora, une toute jeune chanteuse de 25 ans.  

Billetterie : Les abonnements à la saison sont clos depuis le 27 septembre 2022 mais vous pouvez acheter les billets à l’unité.
– Soit en vous rendant sur place à l’office de tourisme de PAU : Tél : 05 59 37 27 08
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INAUGURATION DU FOIRAIL

PAU JAZZ partenaire de la première Saison Internationale de JAZZ à PAU était invité à l’inauguration le 30/09/2922 du Pôle culturel du Foirail où auront lieu les six concerts de jazz.

Inauguration en présence du président de la république Emanuel MACRON, de madame la ministre de la culture Rima ABDUL-MALAK et François BAYROU maire de PAU.

Nous avons pu observer de somptueux locaux où trône la magnifique salle de concerts de 585 places où se dérouleront les concerts de jazz ainsi que toutes les prestations de l’OPBB.
Les 3 salles de cinéma du MELIES (80, 120 et 300 places) sont également magnifiques.

On nous avait promis une acoustique exceptionnelle dans la salle de concert et après y avoir écouté « La symphonie du nouveau monde » jouée par l’OPBB nous ne pouvons que confirmer.
A noter que l’acoustique mais aussi la visibilité de la scène est remarquable quelle que soit la place occupée depuis le premier rang jusqu’au dernier.


DES CONDITIONS EXCEPTIONNELLES POUR ASSISTER AUX PROCHAINS CONCERTS DE LA SAISON DE JAZZ INTERNATIONAL A PAU.