Vincent Bourgeyx

Vincent Bourgeyx

Né à Bordeaux en 1972, il commence l’étude du piano à l’âge de 7 ans. Après des études de musicologie à l’Université de Bordeaux, il intègre le Berklee College of Music de Boston où il restera 4 ans. Il forme alors son propre trio américain avec lequel il jouera régulièrement aux USA et au Japon.
Vincent Bourgeyx sera le premier étudiant à obtenir le prix du fameux Billboard magazine, qui lui permettra de terminer ses études gratuitement. Diplômé de l’école en 1997, il s’installe ensuite à New York où il devient un membre très actif de la scène new-yorkaise. En 1998 Vincent fait partie du quartet du légendaire tromboniste Al Grey, avec qui il tournera jusqu’à la mort de ce dernier, en février 2000. Pendant plus de 5 ans, Vincent Bourgeyx est aussi membre régulier du quartet de Jane Ira Bloom avec Mark Dresser et Bobby Previte. Aux Etats-Unis, Vincent Bourgeyx a l’occasion de travailler avec les musiciens suivants : les saxophonistes Ravi Coltrane, Mark Turner, Billy Pierce, Craig Handy, Donald Harrison, Eric Alexander, Richie Cole, Greg Tardy, Grant Stewart,

Marcus Strickland …. Les batteurs Bobby Durham, Ralph Peterson, Antonio Sanchez, Ari Hoenig, Matt Wilson, Nasheet Waits, Tom Rainey, Ali Jackson, Tommy Campbell… Les chanteuses Jane Monheit, Claudia Acuna, Elisabeth Kontomanou et bien d’autres musiciens, comme Chuck Mangione, Julian Priester, Joe Locke…
Vincent Bourgeyx a également enseigné le piano au Koyo Conservatory de Kobé, au Japon, et participé à des Master Class concerts, au Berklee College of Music de Boston, avec Jane Ira Bloom et à l’International Association of Jazz Educators, en 1998 et 2001.
Vincent Bourgeyx a enregistré de nombreux disques en tant que sideman, avec différents labels américains, européens et japonais et quatre disques en leader. Depuis son retour en France, il s’est déjà produit avec des musiciens hexagonaux de tout premier plan comme Sylvain Beuf, Jean-jacques Avenel, Pierre Boussaguet, Médéric Collignon, David El-Malek, Sara Lazarus, Laurence Allison, Linley Marthe, Stéphane Belmondo, Stéphane Huchard…
Il obtient un prix de soliste au Concours Jazz de La Défense en 2003. Il est aussi l’auteur de musique pour le cinéma et écrit notamment la musique de BLACKMAIL d’Alfred Hitchcock.

02/12/2019 – Au revoir Jacques…

Au revoir Jacques…

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris hier soir que Jacques Morgantini s’est éteint.

Ce fut un privilège que de le connaitre et d’avoir passé des moments inoubliables en sa compagnie, tant dans sa demeure du sud-ouest où ont défilé des légendes du blues que lors de sa venue à Blues sur Suresnes en 2017 pour une présentation de ses MEMOIRE DE BLUES

Merci pour tout Jacques mon ami…

— Message de Jacques Gasser :
« Ce soir et tranquillement, Jacques MORGANTINI vient de nous quitter pour un voyage sans retour de Chicagan à Chicago, à la rencontre des Etoiles du BLUES.
Il était considéré comme le principal pionnier français de la connaissance du BLUES, celui qui se disait le dépositaire transitoire de cette offrande du peuple noir américain à la musique mondiale.
Ce BLUES dont il avait, avec son épouse Marcelle et son fils Luc, valorisé les artistes et accordé de la dignité à une musique d’esclave.

Hier un Pionnier
Aujourd’hui un Nom
Demain une Légende

Il aurait eu 96 ans le 21 Février 2020.
« A Legend never dies »

Jacques Gasser
02 Décembre 2019″

— France Blues
http://www.franceblues.com/…

Jacques sera à la maison mortuaire de Gan dès demain jeudi 5 dec et ce sera lundi au FUNERARIUM de Pau à 9h30 pour les hommages et 10h30 pour la crémation.

Jacques MORGANTINI

Jacques MORGANTINI : QUI EST CE?
Par Bruno PFEIFFER (membre l’Académie du Jazz)

morgantini02A partir de 1945, le gratin du blues américain passe par la région Midi-Pyrénées grâce à Jacques Morgantini, bras droit d’Hughes Panassié, fondateur et figure du Hot Club de France.

morg01Photo : Avec John Lee Hooker

Ce fils d’un ingénieur du son, fonde en 1945 la section de Pau du Hot Club, la structure associative qui lui permettra d’organiser des concerts de Blues. De Muddy Waters à John Lee Hooker en passant par T-Bone Walker ou Buddy Guy, des dizaines de bluesmen lui doivent la notoriété, et surtout des archives sur eux-mêmes… lesquelles n’existent même pas aux USA! Sans compter des heures d’enregistrements uniques. Comment ne pas vibrer en entendant Sister Rosetta Tharpe hurler Let’s Shine! Ne pas s’émerveiller de Luther Allison qui soulève le public de Pau en 1977, sur Sweet Home Chicago! De Memphis Slim! De Wilie Mabon! De Big Joe Williams! De Koko Taylor, enfin, en 1973, dont la véhémence naturelle explose! Dans le DVD Mémoire de Blues, Morgantini évoque les prestations historiques de Toulouse à Biarritz… Et leur passage dans le studio de sa maison de Gan (Pyrénées atlantiques). L’on ressort éberlué des quatre heures passionnantes du documentaire réalisé par Jacques Gasser : jamais autant d’inédits de géants du blues n’ont été concentrés dans une sortie récente. Ni autant de propos aussi affectueux, aussi pertinents, aussi exclusifs sur la musique du diable, qui a marqué le siècle

morg02Avec Big Bill Broonzy en 1951, à Gan

Pour celui qui a ouvert à la fois les yeux et le coffre aux merveilles à des milliers de gens (pendant mon adolescence, je découvrais ses commentaires extasiés au dos des vinyles de blues), «le blues signifie exprimer en chansons les émotions que suscite la vie quotidienne». Et non un bêlant : ça -veut-dire-que-je-t’ai-ai-ai-me! Il cite Kokomo Arnold, qui rapporte les dégâts sur les cultures du charançon (Bo Weavil), chanson pour laquelle le label qui enregistra le 78 Tours (et 5 autres : 12 titres en tout), rémunéra l’artiste d’une bouteille de whisky! Ou Kokomo relatant la chute de sa mule (Me mule laid down and died). Le chanteur ne pleurniche pas. Le bluesman expose. Dignement. Le blues a trait au fleuve, à une guitare, à un arbre. Pour le griot du Hot Club de Pau, «le blues c’est la dignité». Il formule un touchant constat : «on est gagné par une impression de commencement du monde». En 1951, Morgantini invite Big Bill Broonzy en France. Big Bill séjournera 8 jours à Pau (41 personnes dans la salle au concert!). Ample moisson de récits. Morgantini apprend de la bouche de Muddy Waters que c’est Big Bill qui l’a attiré à Chicago. Puis il met en place les tournées du Chicago Blues Festival, gérées par Jean-Marie Monestier. Jacques et son épouse Marcelle enregistrent les monstres sacrés chez eux. Ou pendant les concerts de Pau, Bayonne, Biarritz, Bordeaux, Orange, Nice. Ainsi de John Lee Hooker dans la maison de Gan (France), dont le son deviendra le vinyle Get Back Home (Morgantini : « A ma grande surprise, John Lee me demandera une simple planchette de bois. Il tape dessus de la semelle : celle-ci fera office de batterie!)

morg03Avec T-Bone Walker

Il lance la collection Black and White, réédite la Bluebird Anthology, en partant de ses exemplaires 78 tours. Se retrouve à l’origine de centaines de disques en CD (EPM, Frémeaux et Associés). Marcelle décide alors de se rendre à Chicago dans les quartiers noirs de Chicago (South side,West side) avec son fils Luc, afin d’enregistrer le blues électrique au coeur même de son origine. Sur place, à Chicago, ils tombent sur les futurs boss du blues Jimmy Dawkins, les frères Myers, Homesick James, Freddy Below, Big Voice Odom, Magic Slim, Jimmy Johnson, Bobby King. Leur travail les rendra célèbres. C’est de cette manne que naquit le label MCM (17 vinyles de légende).

Actuellement, à 94 ans, Jacques Morgantini continue d’enregistrer les bluesmen dans sa maison, organise des concerts, continue les piges de critique musical, anime des émissions de radio, organise des stages, donne des conférences. En 2017, un Keeping the Blues Alive Award, décerné par la Blues Fondation de Memphis, honore le passeur pour l’ensemble de son oeuvre. Jacques Morgantini entre vivant dans l’épopée qu’il a contribué à forger : la légende du blues.

04/01/2018 – BAD NEW

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C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition prématurée de notre ami Denis THIERION, fidèle contrebassiste du Thomas SCHIRMANN trio.
Beaucoup d’entre nous avaient pu l’apprécier lors des Rencontres PAU JAZZ, notamment dans  » Nigerian marketplace » le 23/09/2017.

Denis dans « Nigeran Marketplace »
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Emporté par une maladie foudroyante Il sera inhumé le 06/01/18 dans son village des Varennes, près de Toulouse .

Pau Jazz s’associe à la douleur de ses proches et à la tristesse du fameux Trio .

Repose toi bien Denis et surveille nous

BEN TOURY à PAU – 08/11/2014

 

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morgantini01« Maître Jacques », vous connaissez. Jacques Morgantini bien sûr. Cet énergumène fou et passionné de jazz depuis son plus jeune âge et actuellement dans sa 9ème décennie mais toujours vert et frais comme à ses 20 ans.  Pendant 70 ans il a côtoyé les plus grands jazzmen du monde entier, Il en a fait venir un bon nombre à Pau ainsi que dans son humble demeure où il a procédé à des enregistrements exceptionnels, des perles rares que lui seul possède naturellement.

Vice président du Hot Club de France pendant 22 ans dès 1950, c’est grâce à lui que viendront à PAU en 1951 Big Bill Broonzy, rappelez vous, la MJC (maintenant Le Méliès) puis aussi entre MJC et Casino, Muddy Waters, T.Bone Walker, John Lee Hooker, Buddy Guy, Junior Wells, Big Joe Williams, Lowell Fulson, Albert Collins, Luther Allison, Luther Johnson, Gatemouth Brown, Fred Below, les frères Myers et bien d’autres.

LES STAGES DE JACQUES MORGANTINI

Mais « Monsieur Jacques » organise chez lui des stages généralement sur 2 jours pour comme il dit « Permettre  à tous ceux qui ont deux oreilles, et qui veulent obtenir des « clefs », pour mieux pénétrer dans la musique des noirs des USA ! Le solfège, l’harmonie ne sont pas utiles ! Juste savoir compter jusqu’à 12 (mesures) pour le Blues et 32 (mesures) pour les standard du Jazz ! »
C’est ainsi que beaucoup viennent en stage des 4 coins de la France, et pas des moindres. IL y a 15 jours c’était Julien Bruneteaud et ce week end Ben Toury ce qui a valu un concert privé aux stagiaires et à certains privilègiés.

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Christian NOGARO – Triste nouvelle

nogaro1Les contrebassistes ne sont pas les seuls à être tristes et peinés. En effet Christian NOGARO nous a quitté brusquement dans la nuit du dimanche au lundi 7/07/14.  Issu d’une grande famille d’artistes,  luthier à Saubrigues où il réalisait les contrebasses les plus prestigieuses il était l’ami non seulement de tous les musiciens de la région mais aussi des plus grands Jazzmen internationaux. C’était le directeur artistique du festival de jazz de la cité marine et avant de partir avait organisé la 24ème édition de « Fugue en Pays jazz », du 21 au 24 août, et dont l’affiche était particulièrement flamboyante, avec Jacky Terrasson, Monty Alexander trio, Stéphane Belmondo, Jean-Luc Ponty, Stanley Clarke et Bireli Lagrene. Festival auquel s’ajoute un stage international de la contrebasse qui voit venir dans le sud des Landes les plus grands virtuoses de cet instrument.
Tous les musiciens et membres de l’ association Pau Jazz adressent leurs condoléances à toute la famille et en particulier à la petite Marion devenue grande et que plusieurs d’entre nous avons connu lors des stages qu’organisait son papa.